Saint Jean Mary Vianney : Sur la ColèreSaint John Mary Vianney: On Anger

La colère est une émotion de l'âme, qui nous mène violemment à repousser quoi que les blessures ou nous mécontente. Cette émotion, mes enfants, vient du démon : il montre que nous sommes dans ses mains; qu'il soit le maître de notre coeur; qu'il en tienne toutes les ficelles et nous fait danser comme il plaît. Voir, une personne qui se met dans une passion ressemble à une marionnette; il ne sait ni ce qu'il dit, ni ce qu'il fait; le démon le guide entièrement. Il frappe le droit et quitté; ses cheveux se lèvent comme les poils d'un hérisson; ses yeux commencent de sa tête – il est un scorpion, un lion furieux.... Pourquoi font nous, mes enfants, nous mettons dans un tel état ? Est-ce que ce n'est pas lamentable ? C'est, l'esprit, parce que nous n'aimons pas bon Dieu. Notre coeur est donné jusqu'au démon de fierté, qui est furieux quand il se croit méprisé; au démon d'avarice, qui est irrité quand il subit n'importe quelle perte; j'au démon de luxe, qui est indigné quand ses plaisirs sont touchés.... Comment malheureux nous sommes, mes enfants, ainsi pour être le sport de démons ? Ils font à quoi ils plaisent avec nous; ils nous suggèrent le fait de parler le mal, la calomnie, la haine, la vengeance : ils nous conduisent même autant qu'exécuter notre voisin. Voir, Caïn a tué son frère Abel de la jalousie; Saul a voulu emporter la vie de David; Theodosius a provoqué le massacre des habitants de Thessalonica, pour se venger d'un affront personnel.... Si nous n'exécutons pas notre voisin, nous sommes furieux de lui, nous le maudissons, nous lui donnons au démon, nous voulons pour sa mort, nous voulons pour notre propre. Dans notre fureur, nous blasphémons le Nom saint de Dieu, nous accusons Sa Providence.... Quelle fureur, quelle impiété! Et ce qui est plus déplorable encore, mes enfants, nous sommes portés à ces excès pour légèrement, pour un mot, pour la moindre partie d'injustice! Où est notre foi! Où est notre raison ? Nous disons dans l'excuse que c'est la colère qui nous fait jurer; mais un péché ne peut pas excuser un autre péché. Bon Dieu condamne également la colère et les excès qui sont ses conséquences.... Comment nous attristons notre ange gardien! Il est toujours là à notre côté pour nous envoyer de bonnes pensées et il nous voit faire rien que le mal.... Si nous avons aimé Saint Remigius, nous ne devrions jamais être furieux. Voir, ce saint, étant questionné par un Père du désert comment il a réussi à être toujours dans même l'humeur, répondue, “J'estime souvent que mon ange gardien est toujours par mon côté, qui m'aide dans tous mes besoins, qui me dis ce que je dois faire et ce que je dois dire et qui met par écrit, après chacune de mes actions, la voie dont je l'ai fait.” Philip II, le Roi de l'Espagne, ayant passé plusieurs heures de la nuit dans l'écriture d'une longue lettre à Pape, l'a donné à son secrétaire pour se plier et cacheter. Il, étant à demi endormi, a fait une erreur; quand il avait l'intention de mettre du sable sur la lettre, il a pris le flacon d'encre et a couvert tout le papier avec l'encre. Pendant qu'il avait honte et était inconsolable, le roi a dit, tout à fait calmement, “Aucun très grand mal n'est fait; il y a une autre feuille de papier”; et il l'a pris et a employé le reste de la nuit dans l'écriture de la deuxième lettre, sans montrer la moindre partie de déplaisir de son secrétaire. Anger is an emotion of the soul, which leads us violently to repel whatever hurts or displeases us. This emotion, my children, comes from the devil: it shows that we are in his hands; that he is the master of our heart; that he holds all the strings of it, and makes us dance as he pleases. See, a person who puts himself in a passion is like a puppet; he knows neither what he says, nor what he does; the devil guides him entirely. He strikes right and left; his hair stands up like the bristles of a hedgehog; his eyes start out of his head–he is a scorpion, a furious lion. . . . Why do we, my children, put ourselves into such a state? Is it not pitiable? It is, mind, because we do not love the good God. Our heart is given up to the demon of pride, who is angry when he thinks himself despised; to the demon of avarice, who is irritated when he suffers any loss; I to the demon of luxury, who is indignant when his pleasures are interfered with. . . . How unhappy we are, my children, thus to be the sport of demons? They do whatever they please with us; they suggest to us evil-speaking, calumny, hatred, vengeance: they even drive us so far as to put our neighbour to death. See, Cain killed his brother Abel out of jealousy; Saul wished to take away the life of David; Theodosius caused the massacre of the inhabitants of Thessalonica, to revenge a personal affront. . . . If we do not put our neighbour to death, we are angry with him, we curse him, we give him to the devil, we wish for his death, we wish for our own. In our fury, we blaspheme the holy Name of God, we accuse His Providence. . . . What fury, what impiety! And what is still more deplorable, my children, we are carried to these excesses for a trifle, for a word, for the least injustice! Where is our faith! Where is our reason? We say in excuse that it is anger that makes us swear; but one sin cannot excuse another sin. The good God equally condemns anger, and the excesses that are its consequences. . . . How we sadden our guardian angel! He is always there at our side to send us good thoughts, and he sees us do nothing but evil. . . . If we did like Saint Remigius, we should never be angry. See, this saint, being questioned by a Father of the desert how he managed to be always in an even temper, replied, “I often consider that my guardian angel is always by my side, who assists me in all my needs, who tells me what I ought to do and what I ought to say, and who writes down, after each of my actions, the way in which I have done it. ” Philip II, King of Spain, having passed several hours of the night in writing a long letter to the Pope, gave it to his secretary to fold up and seal. He, being half asleep, made a mistake; when he meant to put sand on the letter, he took the ink bottle and covered all the paper with ink. While he was ashamed and inconsolable, the king said, quite calmly, “No very great harm is done; there is another sheet of paper”; and he took it, and employed the rest of the night in writing a second letter, without showing the least displeasure with his secretary.
